Objet mystère **


Serpo-sécateur

 fin  XIXème siècle

Il s'agit d'un outil hybride, à la fois serpe et sécateur. Le sécateur, dont on prête l'invention vers 1815 au Marquis Bertrand de Moleville, eut des débuts fortement contestés à cause des meurtrissures que pouvaient occasionner le cisaillement imparfait des premiers instruments. Encore à la fin du 19° siécle son emploi est largement refusé par la majorité des viticulteurs, "...il a l'inconvénient, si bien fait soit-il, de comprimer et d'écraser toujours un peu l'un des côtés de la coupe..." Afin de convaincre les plus sceptiques, certains couteliers eurent l'idée d'adjoindre sur les lames ou une serpette, ou une hachette, ou ces deux outils traditionnels. Les vignerons, ancrés dans leurs anciennes pratiques, s'essayèrent à ces gros ciseaux à ressort tout en pouvant utiliser ses appendices aux taillants proches de la serpette. A défaut d'être alourdis, ces sécateurs dits "transitoires" permirent une adaptation en douceur à la taille par cisaillement proprement dite, de la fin du 19° jusqu'au milieu du 20° siècle. N° inventaire 1981.12.1

 

Plaque à etamper les bouchons

XXème siècle

Plaque gravée en fonte d'acier utilisée pour le marquage des bouchons. Celle-ci placée sur un support muni d'un brûleur permet de porter la plaque à haute température et de marquer par etampage à chaud la face externe du bouchon. Gravée en négatif elle permet par roulage du bouchon sur cette plaque de révéler l'origine du vin mis dans la bouteille. On peut lire ici : "CHATEAU DES TOURS / (suivi du dessin du château) / MONTAGNE St EMILION / MIS en Blle au CHATEAU". N° inventaire 1995.3.1

 

Vaisselier

fin XIXème - début XXème siècle

Élément de mobilier courant dans l'habitat vigneron local, le vaisselier reste un meuble important qui "trône" dans la salle commune. Celui-ci provient d'un collectage de différentes pièces de mobilier vigneron effectué dans la petite région de Sainte Foy la Grande. Construit en bois de pin et de facture soignée, il est l’œuvre d'un ébéniste local. A remarquer le travail remarquable au niveau des crosses en volutes qui supportent les étagères de la partie supérieure du meuble. N° inventaire 1989.8.1

 

Fouet à vin

début XXème siècle

Il s'agit d'un fouet à vin mécanique à expansion. Cet outil de chai était utilisé dans l'élevage du vin en barrique pour pratiquer le "collage". Celui-ci a pour but de clarifier le vin en fin d'élevage en y introduisant des substances protéiques. Au contact des tanins du vin elles permettent l'aglomération des particules en suspension. Les flocons ainsi formés se déposent au fond de la barrique. En général, les vignerons préfèrent le blanc d'oeuf aux effets lents et doux. Avant de mélanger la "colle" au vin, il faut battre les blancs d'oeufs en neige avec une pincée de sel. Une fois versés dans la barrique on introduit le fouet replié par le trou de bonde. Ainsi installées, les barrettes du fouet se déploient à l'intérieur du fût. La poignée-manivelle qui reste à l'extérieur permet alors de brasser les blancs d’œufs avec le vin pour favoriser le collage. N° inventaire 1989.1.2

 

Fouet à vin

fin XIXème - début XXème siècle

A la différence du fouet à vin décrit précédemment, il s'agit ici d'un fouet à vin traditionnel. Celui-ci, d'une conception plus simple, est fait d'une tige en fer dont la partie supérieure forme une poignée permettant de le manipuler un fois placé dans la barrique. La partie inférieure de cette tige est aplatie et percée de 8 trous recevant chacun un toupet de crins. Ces toupets disposés de façon perpendiculaire forment une sorte de goupillon qui permet de brasser efficacement les blancs d'oeufs avec le vin lors du "collage". Nb: pour mémoire "collage" = filtration naturelle des dépôts du vin par floculation. N° inventaire 1982.16.24A

 

Bouchonneuse

XIXème siècle

Cet appareil, appelé aussi boucheuse, sert naturellement à boucher les bouteilles de différentes formes et grosseurs. Faite essentiellement en bois de chêne, elle est composée d'une potence fixée sur une solide base monoxyle reposant sur quatre petits piétements. La potence maintient dans sa partie supérieure une forte crémaillère métallique verticale qui est actionnée par une manivelle et un engrenage. Celle-ci permet d'enfoncer le bouchon de liège dans le goulot de la bouteille en le poussant au travers d'une pièce conique également métallique. Ce passage permet de réduire le diamètre du bouchon et facilite ainsi sa mise en place dans la bouteille. Sur la partie inférieure de la potence on trouve un support réglable en bois qui permet d'adapter la bouchonneuse au type de bouteille à boucher. On peut lire sur la partie supérieure de cet appareil l'inscription gravée : LUBET.R. NOTRE DAME. 74 - BORDEAUX - N° inventaire 2008.2.1

 

Vinocolorimètre

début XXème siècle

Cet objet, de la marque J. Salleron, était utilisé pour examiner l'intensité colorante des vins rouges. Protégé par un étui, le vinocolorimètre se présente sous la forme d'une double colonne de pastilles perforées sur une base cartonnée. Celle-ci recouvre une bande de tissu en soie dont une partie est colorée et l'autre laissée neutre. La série de pastilles de gauche offre une gamme chromatique de référence alors que celle de droite est destinée à recevoir les gouttes de vin à examiner par comparaison de l'intensité colorante. N° d'inventaire 1988.2.23

 

Hotte de vendangeur

XIXème- début XXème siècle

Cette hotte de vendanges est faîte de brins d'osier tressés sur une ossature de feuillards en châtaigner. Parmi les particularités de fabrication il est à noter l'utilisation de brins d'osier (appelés ici "vime") auxquels on a retiré l'écorce pour éviter tout contact avec les tanins de l'osier ainsi que la pose d'un enduit  fait de poix végétale sur les parois intérieures pour favoriser l'étanchéité. Cet objet a été employé essentiellement dans les vignobles des zones Nord et Sud-Est du Libournais. N° d'inventaire 1991.2.1

 

Canne à vin

XIXème  siècle

Ce récipient vinaire en forme de pichet reprend la technique de fabrication du tonneau avec planches cintrées  maintenues par un cerclage métallique. Cet objet d'une contenance d'une vingtaine de litres était produit dans les ateliers de tonnellerie locaux. Précédant les pompes à vin, il était largement utilisé dans les chais pour transvaser les moûts ou les vins entre les différents récipients. (notamment pour récupérer le moût de la "gargouille" (bac en bois placé sous le plancher du pressoir) et remplir le "goudrelin" (sorte de seau en bois traversé d'une barre de bois pour le portage à l'épaule). N° d'inventaire 1997.1.2

 

Ebullioscope de MALLIGAND

fin XIXème- début XXème siècle

L'ébullioscope ou ébulliomètre est un appareil servant à déterminer la richesse alcoolique des boissons. Utilisé principalement pour le dosage du vin, son principe repose sur la variation de la température d'ébullition d'un mélange en fonction de sa concentration en alcool: plus le degré alcoolique est grand, plus la température d'ébullition est faible. Le degré alcoolique correspond au nombre de centilitres d'alcool éthylique présents dans 1 litre de vin. L'ébullioscope de MALLIGAND a reçu une médaille d'or à l'exposition universelle de Paris en 1878. N° d'inventaire 1992.2.2